Suite à une phase de test de quelques semaines sur Paris, le numéro deux français de l'ADSL lance, assez discrètement d’ailleurs, un service baptisé «Total Freebox » sur numéro dit « inactif ».
Que cela signifie t’il ? En fait, derrière cette appellation un peu absconse, sans doute volontairement, se cache une réalité somme tout assez simple : il vous est offert – enfin ! - la faculté de souscrire chez le FAI cette offre dite « triple play » qui – comme son nom l’indique – comprend l’ADSL, le téléphone et la télévision, ceci, bien entendu, uniquement en zone dégroupée.
L’intérêt est que c’est simple, rapide et sans avoir à préalablement activer une ligne chez … France Télécom.
Concrètement, pour pouvoir bénéficier de cette offre alléchante de Free, proposée à 29,99 euros par mois, il n’y a désormais plus de surcoûts, car jusqu’ici il fallait souscrire préalablement auprès de France Télécom un abonnement pour une ligne téléphonique avant de pouvoir, le cas échéant, la transférer chez Free, en appliquant votre droit de dégroupage total.
Une seule contrainte : connaître l'ancien numéro qui servira de « support ».
Les clauses abusives, les consommateurs en ont
marre ! Saviez vous, en effet, que tout nouvel abonné qui souhaitait mettre fin à son contrat avant douze mois pour passer chez Free, pour ne pas le nommer, était redevable de l'intégralité des échéances restantes à France Télécom ?
En clair, si vous quittez le giron du monopole par exemple au bout de six mois, il faut alors sortir de sa bourse six fois 13,99 euros, soit le prix actuel de l'abonnement mensuel.
C’en était trop et Free y a apporté une réponse qui en satisfera plus d’un. Voilà en effet une belle avancée en matière de concurrence. Nuançons cependant cet enthousiasme car il y a quelques contraintes, deux en réalité : la première et non des moindres veut que l'habitation concernée ait déjà été dotée d'une ligne téléphonique, la seconde, déjà plus facile, impose que le nouveau client connaisse le numéro de téléphone affecté préalablement à ladite ligne.
Vive l’e-administration ! On libère les contraintes mais on en crée d’autres … Mais cela ne durera qu’un temps.